Carnage à la tronçonneuse sur le Keelbeek Soyons le bouchon de résistance dans le goulot de l’entonnoir morbide du système carcéral !

►► Soyons le bouchon de résistance dans le goulot de l’entonnoir morbide du système carcéral !

Ça y est, ce coup-ci les travaux ont bel et bien démarré sur le Keelbeek !
Carnage et massacre d’arbres en cours depuis déjà 2 semaines...

(Plus de photos en bas de page)

Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?

Alors qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Une cérémonie d’adieu aux arbres, un goûter d’aurevoir à cette petite zone en lutte depuis quelques années ?
...
Notre-Dame-Des-Landes a inspiré la lutte à Haren...et a donné de l’énergie à la lutte à Bure.
Si à Bure, des copaines ont créé un bouchon dans le goulot de l’entonnoir de la mortifère industrie nucléaire...
À Haren, soyons le bouchon dans le goulot de l’entonnoir du mortifère système carcéral !

Mais pour ça faudra revenir sur le terrain. Retrouver des complicités, mettre nos tactiques et stratégies en commun, exprimer nos différences politiques dans une lutte commune...
Personne ne sait à l’heure quand démarreront vraiment les travaux + importants.
Du coup on vous propose en attendant quelques RDV’s sur le terrain :

  • Ce vendredi matin 09 mars à 08h sur place pour un petit déjeuner et surveiller les travaux.
  • Ce samedi 10 mars à 12h30 pour une petite auberge espagnole et une balade avec les lapins et oiseaux du Keelbeek.
  • Ce Dimanche 11 mars 16h30 pour un goûter-balade et une réunion stratégique avec les animaux du Keelbeek.
  • Et tous les jours de la semaine prochaine jusqu’à jeudi de 08h à 11h pour surveiller les travaux.

L’idée est de repérer les lieux, se montrer plus rusé que l’Etat et les entreprises exécutantes de ces horribles travaux...

Retrouvons-nous !
Pas de prisons, ni à Haren, ni ailleurs !

Au moins 4/5 des arbres et arbustes ont été coupé...seuls quelques bosquets ci et là, ainsi que quelques arbres aux alentours de la source sont préservés à l’heure d’écrire ce texte. Pour combien de jours encore...

Du coté de St-Gilles, Charlie Picquette commence à partager ses rêves immobiliers : http://www.levif.be/actualite/belgique/picque-veut-faire-de-la-prison-de-saint-gilles-un-phare-culturel/article-normal-807175.html

Pour une petite analyse vite FAIT du coté des assocs ; voir ici :
http://www.harenobservatory.net/2018-debut-de-chantier
http://www.ieb.be/Le-Keelbeek-contre-la-prison

Eeeeeet oui, malgré les tentatives de recours non-suspensifs et/ou en extrème urgence et d’autres démarches légalistes bienvenue pour ralentir ce processus, ce n’est malheureusement pas ça qui a arrêté le massacre de près de 300 arbres. Et ce n’est certainement pas ça qui arrêtera l’Etat et leurs délires autoritaires de représsion pour se lancer dans la construction de cette foutue maxi-taule. Rappellons que si elle devrait se construire quand même (l’Etat n’a pas encore gagné), elle ne réglera aucuns des problèmes réels dans les prisons et ne renforcera qu’un système judiciaire inégalitaire, de classe et destiné à renforcer la machine répressive au service du capitalisme.

  • Cela fait 10 ans que le projet de mégaprison de Bruxelles/Haren est en gestation, conçu par l’Etat et des multinationales douteuses.
  • Cela fait 10 ans que la bataille citoyenne a commencé contre cette mégaprison.

Elle devait initialement ouvrir ses portes en 2016. Grâce aux différentes mobilisations depuis quelques années, le premier barreau n’est pas encore posé et les 20 hectares exceptionnels du Keelbeek sont toujours verts et vivants...mais avec 300 arbres en moins.

En Belgique, l’Etat fédéral continue de s’enfermer toujours plus dans l’impasse carcérale. 11 nouveaux projets de prisons et rénovations sont lancés, en plus du projet de mégaprison. Et tout ça demandera des quantités astronomiques de fric, toujours plus pour investir dans ces projets nuisibles à l’ensemble de la population.

La multiplication des prisons fait intégralement partie de la politique toujours plus répressive du gouvernement Michel. Après le placement de familles en centre fermés, l’expulsion de soudanais en collaboration avec la police d’un régime dictatorial, le projet de visites domiciliaires qui criminalise les gens qui hébergent des réfugiés, voilà que l’Etat arrête des artistes et des sans-papiers au cœur même d’une association culturelle subsidiée (globaroma.be, le 9 février 2018).

Retrouvons-nous !
Pas de prisons, ni à Haren, ni ailleurs !