Sauvons le sentier du Keelbeek

, par Ecureuil

Communiqué de presse Comité Haren et Respire asbl - 26 mai 2015

Lancement d’une campagne publique : Sauvons le sentier du Keelbeek !

Le projet de mégaprison de Bruxelles à Haren fait l’unanimité contre lui. La ville de Bruxelles s’est publiquement positionnée contre cette prison qui lui poserait des problèmes insolubles. La ville de Bruxelles dispose d’une capacité de repousser ce projet toxique en refusant la destruction du sentier du Keelbeek qu’implique la construction de cette mégaprison. Le Comité de Haren et Respire asbl lancent une campagne publique pour alerter le conseil communal et lui demander de sauver le Keelbeek. Ecrivez aux conseillers communaux, sauvons le Keelbeek !

SAUVER LE KEELBEEK !

Mercredi 20 mai 2015 avait lieu la commission de concertation pour la demande de permis d’urbanisme et d’environnement de la mégaprison de Bruxelles. Cette séance exceptionnelle par sa durée de 5 heures et placée sous haute surveillance policière a donné lieu à un tsunami d’arguments contre le projet de mégaprison jugé toxique par la totalité des citoyens et associations présentes. Avocats, magistrats, urbanistes, architectes, riverains, environnementalistes, citoyens, tous ont dénoncé de manière précise les très nombreux problèmes que pose ce projet incapable de répondre aux difficultés qu’il est supposé régler. Pire, l’absence totale de réponses adéquates des demandeurs et des autorités publiques aux questions qui leur étaient posées ont largement indiqué que ce projet, bien loin de constituer une solution, est une impasse.

L’échevin de l’urbanisme a rappelé que la Commission de concertation rend un avis non contraignant, et que la décision politique de construire une mégaprison est déjà prise.

Nous déplorons cette décision absurde et périmée, qui a été prise sans débat démocratique, ni dans les hémicyles, ni dans les médias, ni à Haren, ni sur la place publique. Fort heureusement, il est encore possible d’éviter le pire en décidant de ne pas détruire 19 hectares d’espaces verts à Bruxelles, riches d’une biodiversité exceptionnelle, pour y enfermer 1.190 personnes, à un coût tellement élevé qu’il ruinerait la justice pour des décennies.

Le Conseil communal de la ville de Bruxelles dispose d’un levier efficace pour repousser ce projet inepte de mégaprison.

La mégaprison suppose en effet la destruction du sentier du Keelbeek, sentier vicinal pluriséculaire, joyaux naturel de la ville, quotidiennement très fréquenté par les Harenois, les Diegemois et les promeneurs en général. Passage entre deux communes et lien de désenclavement naturel de Haren, sa destruction serait un désastre aussi bien écologique que social pour tous ses usagers.

Pour détruire ce sentier, le promoteur doit obtenir l’aval du Conseil communal de Bruxelles. En effet, en application des articles 27, 28 et 28bis de la loi du 10 avril 1841 sur les chemins vicinaux « l’ouverture, la suppression ou le changement de tracé d’un chemin vicinal sont décidés par le conseil communal et soumis à l’approbation de la députation permanente. Tout chemin vicinal ouvert ou redressé doit faire l’objet d’un plan général d’alignement. » (Victor Genot, de la voirie publique par terre, Bruxelles, Bruylant, 1964, page 219).

La ville de Bruxelles s’est publiquement opposée à ce projet de mégaprison qui poserait un nombre incalculable de problèmes pour les Bruxellois, leur cadre de vie, la justice et les justiciables. Elle dispose avec le détournement du sentier du Keelbeek d’une capacité de blocage de ce projet toxique.

Le Comité de Haren et Respire asbl lancent donc une campagne publique en ligne pour demander au Conseil communal de sauver le sentier du Keelbeek :

http://1130haren.be/fr/sauvons-le-keelbeek

Cette campagne consiste à adresser électroniquement à tous les conseillers communaux une carte postale électronique pour les avertir de la situation et les enjoindre à refuser la destruction de ce patrimoine écologique et historique unique, bien commun très apprécié et utilisé quotidiennement par de nombreuses personnes.