Pré-électorale 2019 : Désenfumage politique (3) 💨

Ce que les partis auraient dû faire !

Nous avons expliqué brièvement dans le volet 2 les étapes que suit un projet tel quel celui de la Maxi-Prison. Voyons maintenant comment les partis aurait pu et dû s’opposer à ce projet.
Tous ont eu l’occasion de pouvoir arrêter cette maxi-prison, aucun ne l’a fait...

  • En majorité à la Ville de Bruxelles avec le PS depuis les élections communales de 2018, Ecolo aurait dû :
    • Faire pression pour que la Région réalise un bilan carbone du projet de la maxi-prison afin que les pollueurs soient bien les payeurs
    • Demander la publication du plan d’évacuation de la maxi-prison. Ce document nécessaire a toujours été maintenu secret tant par la Région que par la Régie des Bâtiments. A se demander s’il existe…
    • Interpeller le conseil communal et en particulier le bourgmestre Philippe Close, chef et responsable de la police sur les violences et la répression policières que subit la lutte. En particulier, épinglons l’incendie illégal et réalisé au mépris des règles de sécurité les plus élémentaires des cabanes en août 2018 et les violences et insultes de la part de la police lors de l’action de blocage du chantier de février 2019.
  • Au niveau régional :
    • Soutenir le classement du Keelbeek.
    • S’opposer au projet en 2014.

  • Dans la majorité au gouvernement régional de Bruxelles-capitale, en charge du ministère de l’environnement en la personne de Cécile Frémault, le CDH aurait dû :
    • Bloquer le projet en ne délivrant pas le permis d’environnement . De nombreux éléments allaient à l’encontre de sa délivrance : présence d’une source remarquable, zone de nidification, la préservation d’une faune et d’une flore à protéger dont des orchidées indigènes
    • Prendre en compte l’avis du Collège de l’environnement de la Région de Bruxelles-Capitale, qui s’est opposé au permis d’environnement en pointant la faiblesse de l’étude d’incidence concernant la mobilité (pas de prise en compte des différentes infrastructures présentes en nombre à Haren, hypothèse très optimiste quant à l’extension du métro jusque Haren).
  • Au niveau fédéral, le CDH aurait dû :
    • Bloquer le projet en ne votant pas le Masterplan Prison honteusement appelé pour une “infrastructure pénitentiaire dans des conditions humaines” en 2010
    • Demander la publication des contrats PPP conclus entre SPF Justice, la Régie des Bâtiments et le consortium Cafasso, demande longtemps ignorée par les différents ministres de la justice jusqu’à récemment.
    • Interpeller en tant qu’ opposition au fédéral.
    • Soutenir la proposition de résolution pour faire transparence sur le dossier.

  • Au niveau fédéral, le MR aurait dû :
    • Bloquer le projet en ne votant pas le Masterplan Prison honteusement appelé pour une “infrastructure pénitentiaire dans des conditions humaines” en 2010
    • Demander la publication des contrats PPP conclus entre le SPF Justice, la Régie des Bâtiments et le consortium Cafasso, demande longtemps ignorée par les différents ministres de la justice jusqu’à récemment.
    • Faire pression en interne sur Laurent Vrijdaghs, administrateur général de la Régie des Bâtiments et conseiller communal MR à Silly, afin d’obtenir toute la transparence sur adjudication du partenariat public privé de la maxi-prison de Haren. Le secret commercial et de sécurité d’Etat ne justifiant pas une dépense de plusieurs milliards sur le dos de la population sans leur offrir quelconque explication.

  • En majorité à la Ville de Bruxelles (niveau de pouvoir communal ), disposant du poste de bourgmestre (Philippe Close, chef et responsable de la police) depuis le début du projet de maxi-prison, le PS aurait dû :
    • Bloquer le projet en s’opposant à la modification du projet  : en 2008 il était question d’une prison de 300 places, en 2010 le nombre de places prévues a quadruplé.
    • Faire pression pour que la Région réalise un bilan carbone du projet de la maxi-prison afin que les pollueurs soient bien les payeurs
    • Demander la publication du plan d’évacuation de la maxi-prison . Ce document nécessaire a toujours été maintenu secret tant par la Région que par la Régie des Bâtiments. A se demander s’il existe…
    • Empêcher les exactions policières de la police communale : en particulier, l’incendie illégal et réalisé au mépris des règles de sécurité les plus élémentaires des cabanes en août 2018 et les violences et insultes de la part de la police lors de l’action de blocage du chantier de février 2019
  • En majorité à la Région de Bruxelles-Capitale, disposant du poste de ministre-président depuis le début du projet de maxi-prison, le PS aurait dû :
    • Bloquer le projet en ne délivrant pas le permis d’urbanisme
    • Publier les documents et études demandés par les collectifs de riverains
  • En majorité au niveau fédéral quand le Master plan Prison a été voté, puis au Di Rupo I et II dans l’opposition par après, le PS aurait dû :
    • Bloquer le projet en ne votant pas le Masterplan Prison honteusement appelé pour une “infrastructure pénitentiaire dans des conditions humaines” en 2010 afin de garder une cohérence quant à leur programme et leurs valeurs énoncées mais rarement défendues sur l’incarcération
    • Co-signer la proposition de résolution relative à la réalisation, par la Cour des comptes, de deux audits dans le secteur des établissements pénitentiaires liés à un Partenariat Public-Privé du 11 janvier 2016

  • Au niveau régional, aurait dû :
    • S’opposer au projet à travers Didier Gosuin.

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