Appel à actions : Les débats ne cacheront pas les dégâts !

Le projet de Maxi-Prison de Haren n’a pas vu le jour seul, visons les responsables.

Aujourd’hui, cela fait plus de neuf ans que différents collectifs luttent contre la Maxi-Prison de Haren. Près d’une décennie durant laquelle les élu.e.s politiques ont rendu possible ce projet désastreux, tout en tenant des discours contradictoires. Nous n’attendons plus d’elleux qu’iels prennent des décisions à notre place, ni qu’iels nous sauvent. Nous voulons désormais que les responsables de cette affaire soient nommé.e.s et rendu.e.s visibles.

>>> article du 07 mai 2019

Nous ne nous laissons pas aveuglé.e.s par leurs discours pré-électoraux, ni immobilisé.e.s par le passage en force d’un mastodonte constitué de l’exécutif belge, la Régie des bâtiments, et du consortium Cafasso. Ils peuvent accélérer le chantier, nous ne nous résignerons pas.

Nous appelons à percer ces écrans de fumées pré-électoraux, à montrer le vrai visage des instigateurs du projet. Tant qu’ils se servent des moyens de répression pour monter un business, nous appelons à utiliser tout moyen de pression pour dénoncer les désastres et les ombres de ce dossier. Nous appelons à les sortir de la tranquillité d’élite intouchable.

Des tracts sont disponibles, exposant le rôle de chaque parti dans la construction de cette Maxi-Prison. À nous de les diffuser largement afin de montrer les coulisses du monde politicard.

Des points de rendez-vous seront donnés avant chaque événement électoral pour aller perturber et interpeller ses participant.e.s. De plus, des actions seront organisées de manière indépendante à leurs agendas de campagne.

Pour être tenu.e.s au courant ou obtenir des tracts, contactez degatdebat@riseup.net.

Bref résumé des implications des partis francophones :
- Le MR-PS-CDH siégeaient au sein du Gouvernement Leterme I qui a initié le Masterplan Prison et la construction de la prison de Haren
- PS : Membre du gouvernement Leterme I, le PS est plongé dans ce projet jusqu’à la moelle, avec R. Vervoort qui, après avoir délivré le permis d’urbanisme, renvoie systématiquement la responsabilité au fédéral, et n’hésite pas à remettre en question le rôle du Conseil d’État. Charles Picqué effectue du lobby pro Maxi-Prison pour récupérer le terrain de la prison de Saint-Gilles et lui accorder une fonction davantage lucrative. Philippe Close, chef d’une police qui crame les cabanes des zadistes à l’essence, défend ce projet carcéral haut et fort pour des raisons urbanistiques.
- MR : Après avoir éjecté les opposant.e.s à la Maxi-Prison hors du parti en 2012, le parti de droite, utilisant tous les arguments sécuritaires nauséabonds, cautionne ouvertement le projet de A à Z. L. Vrijdaght, boss de la Régie des bâtiments et grand partisan de la maxi-prison de Haren, est conseiller communal MR.
- Ecolo : S’il dénonce régulièrement l’absurdité du projet au niveau régional et fédéral, le parti écologique est étonnamment silencieux à Bruxelles-ville depuis qu’il est dans la majorité. Qui ne dit mot consent ?
- CDH : C. Frémault, ministre bruxelloise de l’environnement, a délivré le permis d’environnement niant même l’avis du Collège d’environnement de la Région.